Comprendre
Les questions de l’examen civique
Combien y en a-t-il, sur quoi portent-elles, et peut-on les connaître à l’avance ? Voici la structure réelle de l’épreuve, thème par thème.
Page revue le 6 août 2026. Les règles peuvent évoluer : nous reprenons cette page à chaque changement connu.
La réponse courte : oui, en partie seulement.
Les questions de connaissance susceptibles d'être posées sont publiées par l’administration ; les mises en situation, elles, ne le sont pas. Sur les 40 questions de l’épreuve, 12 ne figurent donc dans aucune liste : ce sont les mises en situation. Apprendre une liste par cœur laisse un candidat sans réponse sur près d’un tiers de l’examen.
Comment l’épreuve est composée
L'épreuve compte 40 questions à choix multiples — quatre réponses proposées, une seule correcte — à traiter en 45 minutes au maximum.
Sur ces 40 questions, 28 portent sur des connaissances et 12 sont des mises en situation : une scène de la vie courante, et la bonne réaction à choisir.
Il faut 80 % de bonnes réponses pour réussir, soit 32 réponses justes sur 40. Autrement dit, huit erreurs sont permises et la neuvième fait échouer. Sur une marge aussi étroite, savoir où l’épreuve met son poids change tout.
Ce que chaque thème pèse
Le programme tient en cinq thèmes. Ils ne comptent pas pour le même nombre de questions, et c’est l’information la moins connue de tout le sujet.
Principes et valeurs de la République
11 / 40
Le système institutionnel et politique
6 / 40
Droits et devoirs
11 / 40
Histoire, géographie et culture
8 / 40
Vivre dans la société française
4 / 40
« Principes et valeurs de la République » et « Droits et devoirs » pèsent à eux deux 22 questions sur 40. Un candidat qui les néglige ne peut mathématiquement plus atteindre les 32 bonnes réponses exigées, même en réussissant tout le reste. À l’inverse, « Vivre dans la société française » ne compte que pour 4 questions : il ne mérite pas qu’on y passe la moitié de son temps.
Les notions couvertes par chaque thème :
Principes et valeurs de la République
11 questions sur 40
- Devise et symboles
- Laïcité
Le système institutionnel et politique
6 questions sur 40
- Démocratie et droit de vote
- Organisation de la République française
- L'Union européenne et ses institutions
Droits et devoirs
11 questions sur 40
- Droits fondamentaux
- Obligations et devoirs des personnes résidant en France
Histoire, géographie et culture
8 questions sur 40
- Principales périodes et personnages historiques
- Territoires et géographie
- Patrimoine français
Vivre dans la société française
4 questions sur 40
- S'installer et résider en France
- L'accès aux soins
- Travailler en France
- Autorité parentale et système éducatif
Les deux types de questions
L’épreuve mélange deux exercices qui ne se préparent pas de la même façon, et les confondre est l’erreur la plus coûteuse.
Une question de connaissance porte sur un fait : une date, une institution, un principe. Elle s’apprend, et la liste publiée en donne la matière.
Une mise en situation décrit une scène de la vie courante et demande la bonne réaction. Il n’y a rien à mémoriser : soit le principe est compris et la réponse va de soi, soit il ne l’est pas et aucune révision de dernière minute ne rattrape le retard.
Un exemple par thème
Les exemples ci-dessous sont écrits par nous pour montrer le type de raisonnement attendu. Ce ne sont pas des extraits de la liste officielle. Chacun porte sur un fait notoire et vérifiable.
Question de connaissance
Principes et valeurs de la République · 11 questions sur 40
Pourquoi la fête nationale française est-elle fixée au 14 juillet ?
La loi du 6 juillet 1880 institue le 14 juillet comme fête nationale sans dire lequel des deux 14 juillet elle célèbre : la prise de la Bastille en 1789, ou la Fête de la Fédération en 1790. Cette ambiguïté était voulue — elle permettait de réunir ceux qui voyaient dans la date une insurrection et ceux qui y voyaient une réconciliation. L’examen attend rarement une date seule : il attend ce qu’elle représente.
Question de connaissance
Le système institutionnel et politique · 6 questions sur 40
Qui vote la loi en France ?
Le Parlement, composé de deux chambres : l’Assemblée nationale, dont les 577 députés sont élus directement par les électeurs, et le Sénat, élu au suffrage indirect par de grands électeurs — essentiellement des élus locaux. Le président de la République ne vote pas la loi : il la promulgue. C’est une confusion fréquente, et l’examen la teste.
Mise en situation
Droits et devoirs · 11 questions sur 40
Un voisin vous explique qu’il garde son fils de cinq ans à la maison pour l’aider au commerce familial, et qu’il l’inscrira à l’école à six ans. Que lui répondez-vous ?
Qu’il est déjà en retard : en France, l’instruction est obligatoire dès trois ans, et jusqu’à seize. Deux précisions que l’examen aime distinguer — c’est l’instruction qui est obligatoire, pas l’école (elle peut être donnée en famille, sous contrôle), et entre seize et dix-huit ans une obligation de formation prend le relais. Une mise en situation ne demande pas de réciter la règle, mais de reconnaître qu’elle s’applique.
Question de connaissance
Histoire, géographie et culture · 8 questions sur 40
Combien la France compte-t-elle de régions ?
Dix-huit : treize en métropole depuis le redécoupage de 2016, et cinq outre-mer — Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte. La réponse « treize » est celle que donnent la plupart des candidats, et elle est fausse : elle oublie l’outre-mer, qui n’est pas une annexe de la République mais une partie d’elle.
Mise en situation
Vivre dans la société française · 4 questions sur 40
Dans la rue, une personne s’effondre devant vous et ne répond plus. Que faites-vous en premier ?
Vous appelez les secours : le 15 (Samu) pour une urgence médicale, ou le 112, qui fonctionne dans toute l’Union européenne et depuis n’importe quel téléphone. Appeler avant toute chose, et rester en ligne : l’examen vérifie ici un réflexe de la vie quotidienne, pas une connaissance théorique.
Les questions changent selon votre démarche
L'examen existe en trois versions, de difficulté croissante : une pour la carte de séjour pluriannuelle, une pour la carte de résident et une pour la naturalisation. Les cinq thèmes sont les mêmes pour les trois, mais le niveau d’exigence ne l’est pas : une même notion est demandée plus finement pour la naturalisation que pour la carte de séjour pluriannuelle.
Ce que chacune attend, avec des exemples propres à son niveau :
Niveau de langue A2
Titre de séjour
Mention « carte de séjour pluriannuelle »
Les questions de ce niveau
Niveau de langue B1
Carte de résident
Mention « carte de résident »
Les questions de ce niveau
Niveau de langue B2
Naturalisation
Mention « naturalisation »
Les questions de ce niveau
Pourquoi apprendre la liste ne suffit pas
C’est la stratégie la plus répandue, et elle plafonne pour une raison arithmétique : les 12 mises en situation ne sont pas publiées. Un candidat qui les rate toutes part de 28 questions possibles et doit en réussir 32. Le compte n’y est pas — l’échec est acquis avant même d’avoir commencé.
S’ajoute un effet moins visible. Une réponse mémorisée sans être comprise ne résiste pas à une reformulation, et l’épreuve reformule. Savoir que la devise est « Liberté, Égalité, Fraternité » ne dit pas ce que chacun de ces mots ouvre comme droit concret — et c’est cela qui est demandé.
Le travail qui paie est donc l’inverse du bachotage : avancer thème par thème, en alternant lecture et exercices, et revenir sur chaque erreur jusqu’à comprendre pourquoi c’en était une. C’est ce que fait notre plateforme d’entraînement, avec une explication derrière chaque réponse.
Sur quels thèmes êtes-vous le plus faible ?
Le test de positionnement situe vos connaissances thème par thème, en une quinzaine de questions. Vous obtenez votre résultat tout de suite, et il vous dit où porter l’effort.
Approfondir un thème
Le thème le plus lourd de l’épreuve est « Principes et valeurs de la République », avec 11 questions sur 40. Ses deux notions sont expliquées en détail :
- Les symboles de la République française — le drapeau, l’hymne, la devise, Marianne, le 14 juillet.
- La laïcité, expliquée simplement — ce que dit la loi, et ce que cela change dans la vie de tous les jours.
- L’examen blanc — se placer dans les conditions réelles avant le jour J.
Questions fréquentes
Existe-t-il une liste officielle des questions de l’examen civique ?
Les questions de connaissance susceptibles d'être posées sont publiées par l’administration ; les mises en situation, elles, ne le sont pas. Il existe donc bien une liste, mais elle ne couvre pas toute l’épreuve : les mises en situation en sont absentes.
Combien y a-t-il de questions à l’examen civique ?
L'épreuve compte 40 questions à choix multiples — quatre réponses proposées, une seule correcte — à traiter en 45 minutes au maximum. Sur ces 40 questions, 28 portent sur des connaissances et 12 sont des mises en situation : une scène de la vie courante, et la bonne réaction à choisir.
Faut-il apprendre toutes les questions par cœur ?
Non, et ce serait insuffisant : 12 des 40 questions sont des mises en situation, qui ne figurent dans aucune liste publiée. Elles demandent de reconnaître le bon comportement dans une scène de la vie courante, ce qui suppose d’avoir compris les principes plutôt que mémorisé des réponses.
Les questions sont-elles les mêmes pour toutes les démarches ?
L'examen existe en trois versions, de difficulté croissante : une pour la carte de séjour pluriannuelle, une pour la carte de résident et une pour la naturalisation. Les thèmes du programme sont communs aux trois, mais les attentes ne le sont pas : une même notion est demandée de façon plus exigeante pour la naturalisation que pour la carte de séjour pluriannuelle.
Combien de bonnes réponses faut-il pour réussir ?
Il faut 80 % de bonnes réponses pour réussir, soit 32 réponses justes sur 40. Huit erreurs sont donc permises, la neuvième fait échouer.
Pour tout reprendre depuis le début — qui est concerné, depuis quand, comment s’inscrire — voyez la page qui explique l’examen civique, ou le détail de notre préparation.
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